Environnement

Trophée ZÉRO PHYT’Eau : Saint-Thibault récompensée !

Ne plus utiliser aucun produit phytosanitaire pour l’entretien des espaces publics en modifiant nos pratiques d’entretien tout en repensant la place de la végétation nous a permis d’être récompensé par la remise du trophée « ZÉRO PHYT’Eau », décerné par un jury associant le Département, l’association AQUI’Brie, et Seine-et-Marne Environnement.

Pourquoi arrêter d’utiliser les produits phytosanitaires ?

Les produits phytosanitaires font partie de la famille des pesticides et sont utilisés par les agriculteurs, mais aussi par les collectivités, les gestionnaires des infrastructures de transport (routes, réseau ferroviaire…), les jardiniers amateurs etc pour lutter contre :
– les espèces végétales concurrentes/indésirables : ce sont les herbicides
– les insectes nuisibles : ce sont les insecticides
– les champignons parasites : ce sont les fongicides

  • Ces produits sont dangereux pour la santé ; souvent classés nocifs ou irritants, ils peuvent entraîner des maladies graves en cas d’exposition prolongée (effets cancérigènes, maladie de Parkinson…)
  • Leur utilisation entraîne une pollution des cours d’eau, des nappes phréatiques, du sol et de l’air.
  • La pollution de la ressource en eau par les produits phytosanitaires entraîne des coûts de retraitement importants pour rendre l’eau potable.
  • Les produits phytosanitaires ne détruisent pas seulement les organismes (plantes, insectes…) ciblés. Ils sont nocifs pour la faune et la flore de façon générale (abeilles et autres insectes « utiles », vers de terre et micro-organismes du sol, poissons et faune aquatique…). Ils nuisent à la biodiversité.
  • L’utilisation répétée des herbicides peut entraîner la sélection de plantes de plus en plus résistantes à ces produits.

Suivez le guide !

La situation en Seine-et-Marne

Le suivi de la qualité des cours d’eaux et des nappes phréatiques en Seine-et-Marne met en évidence une pollution généralisée par les pesticides. On retrouve des molécules utilisées en milieu agricole, mais aussi des substances employées uniquement pour désherber les espaces non agricoles (jardiniers amateurs, collectivités, gestionnaires de voies ferrées, golfs…).

Face à ce constat alarmant, un Plan Départemental de l’Eau a été signé pour 5 ans en 2006 par les acteurs de l’eau du Département. Un des 4 grands objectifs de ce Plan était la restauration de la qualité de la ressource en eau et des milieux aquatiques en intensifiant les actions de prévention des pollutions. Cet objectif a été réaffirmé lors de la signature du 3ème Plan Départemental de l’Eau en 2017.

Parmi les actions de prévention auprès des différents acteurs, la sensibilisation des collectivités à la réduction d’utilisation des produits phytosanitaires est un enjeu important. Grâce à l’action conjuguée du Département et de l’association AQUI’Brie, plus de 96 % des communes seine-et-marnaises sont engagées dans la réduction d’utilisation des produits phytosanitaires fin 2017.

Les fiches AQUI’Brie :
« Le plus grand gisement d’eau potable d’Ile-de-France s’écoule sous nos pieds! »
« Les sources de pollution de la nappe »
« Bannissons les pesticides des zones à risque pour l’eau »
« Objectif moins d’eau à la maison! »
« Des sources d’exposition aux pesticides »
« D’où vient l’eau du robinet? »
« De moins en moins de pesticide dans votre commune »
« Avec la gestion différenciée objectif zéro pesticide »
« Pour un cimetière au naturel »

Les produits phytosanitaires, apprenons à nous en passer aussi dans nos jardins !
Vous employez peut-être du désherbant pour vos allées, de l’anti-mousse sur votre gazon, ou encore des insecticides ou des fongicides sur vos plantations. Vous aussi, protégez votre santé et l’environnement en évitant d’employer ces produits pour l’entretien de vos jardins, balcons, potagers.
Dorénavant la possession et l’usage de produits phytosanitaires seront interdits pour les utilisateurs non professionnels (voir notre page réglemention) (excepté dans le cadre d’une lutte obligatoire décidé par l’état, cf. la loi du 6 février 2014 dite « Labbé »)

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