Réglementation environnementale.

Depuis le 1er janvier 2019, il est interdit pour les particuliers d’acheter, d’utiliser et de stocker des pesticides (fongicide, herbicide, insecticide) pour jardiner ou désherber.
Cette réglementation a pour objectif de vous protéger, de préserver l’environnement, ainsi que de vous inciter à utiliser des méthodes alternatives, économiques et respectueuses de la nature. Rapportez vite vos produits dans la déchetterie la plus proche qui se chargera de leur destruction.

Pour plus d’infos et de documentations sur les solutions à mettre en oeuvre, consultez le site de Marne-et-Gondoire, mais aussi  le site de référence pour jardiner sans pesticide : jardiner-autrement.fr, ainsi que le site de l’eau du Département rubrique « éco-gestes et jardinage » où vous trouverez des conseils de jardinage mois par mois.

Mais que savez-vous des pesticides ?

Les pesticides ou produits phytosanitaires sont utilisés pour désherber, traiter les maladies des plantes ou éliminer des insectes ou des gastéropodes (limaces).
Ces produits chimiques qui contiennent des substances dangereuses pour l’homme et l’environnement sont appliqués en quantité importante par de nombreux utilisateurs : agriculteurs, sociétés ferroviaires, jardiniers amateurs, collectivités…
Ces pratiques ont pour conséquence une pollution généralisée des milieux aquatiques (rivières, nappes souterraines) par ces produits (en majorité des herbicides).

Voici déjà 7 conseils pratiques pour entretenir son jardin sans polluer :
1. Cultivez la bonne plante au bon endroit : choisissez des végétaux adaptés aux conditions d’environnement favorables à leur croissance. Veillez à ce qu’ils soient situés dans une exposition optimale (soleil, ombre, vent, pluie…) et dans un sol adapté (argileux, acide…). Vos plantes résisteront alors mieux aux attaques.
2. Favorisez la biodiversité : invitez et offrez un abri aux animaux qui réguleront les espèces envahissantes, laissez fleurir les plantes sauvages qui attireront les insectes utiles.
3. Associez les plantes compagnes : au potager les légumes se développent mieux s’ils sont plantés à côté de tel ou tel autre légume ou près d’une plante aromatique. L’œillet d’inde protège les tomates contre les nématodes…
4. Entretenez la fertilité du sol : animaux et micro-organismes permettent la transformation de la matière organique en nutriments dont les plantes ont besoin pour leur développement. Pensez également au compost et à la rotation des cultures pour ne pas appauvrir le sol.
5. Maîtrisez l’arrosage : la quantité d’eau à apporter dépend de l’espèce végétale, de la saison, du temps qu’il fait, du stade de développement, de l’âge de la plante, du type de sol et du dernier arrosage. Raisonnez en fonction des besoins des plantes et utilisez un arrosoir plutôt qu’un tuyau d’arrosage. Pensez à la récupération d’eau de pluie ; réglementairement autorisée et conseillée, elle permet d’arroser même en période de sécheresse, et peut donner droit à un crédit d’impôts !
6. Pratiquez le paillage : couvrez la terre aux pieds de vos plantations avec du paillis de chanvre, du mulch de lin… pour limiter les arrosages, éviter d’avoir à désherber, permettre de garder une couverture de protection de la vie du sol et apporter de la matière organique.
7. Éliminez les plantes considérées comme indésirables : manuellement, à la binette, avec l’eau chaude de cuisson ou avec un appareil thermique à gaz. Gardez en tête que « la nature a horreur du vide ». Sur un sol nu, les adventices et plantes pionnières vont apparaître spontanément et ce sont souvent celles qu’on ne désire pas voir se développer. Si vous souhaitez limiter le désherbage, ne laissez pas de sol à nu : occupez l’espace par des plantations (fleurissement, gazon, engrais verts au potager…) ou par un paillage… Pensez aux solutions alternatives contre les maladies et insectes ou animaux ravageurs: pièges à insectes, filet anti insectes, purins d’ortie, de prêle, cendre (pour les limaces)…

Retour au sommet